Le Proche-Orient ancien en 141 promenades guidées

En tenant compte des toutes dernières avancées archéologiques et historiques, cet atlas regroupe 141 cartes inédites commentées par les meilleurs spécialistes, déployant un panorama chronologique complet du Proche-Orient sur plusieurs millénaires.

Le Proche-Orient ancien a formé le berceau de notre civilisation : c’est là qu’est née l’écriture et que l’épopée de Gilgamesh a vu le jour, une des œuvres littéraires les plus anciennes de toute l’humanité. Comment parcourir 20 000 ans de cette histoire ? En ouvrant l’atlas relié, au format généreux, qu’a dirigé Martin Sauvage, entouré d’une large équipe de contributeurs.

En 141 cartes, vous visiterez les cités de Babylone et Persépolis ; vous parcourrez des empires disparus mais demeurés mythiques et revivrez la conquête d’Alexandre le Grand ; vous saurez tout de la domestication des camélidés, de la culture fruitière ou de l’incroyable périple de la poule et de l’éléphant partis depuis la vallée de l’Indus. Cet atlas exceptionnel partagera avec vous les dernières avancées de la recherche, comme la découverte en Syrie du « Très Long mur », qui barrait la route sur près de 250 km aux nomades du désert. 

Chaque page est composée d’une vaste carte accompagnée d’un texte bref, pour en situer le contexte et en proposer un commentaire. C’est une synthèse inédite, parfois surprenante, mais toujours soucieuse de varier les échelles et les sujets abordés, qui s’offre à vous aujourd’hui.   

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Extrait : Le « Très Long Mur » et la question des frontières

La question des frontières dans l’Orient ancien fait partie des sujets souvent débattus et qui, du fait de la rareté des données sur le terrain, n’avait guère trouvé de consensus. Certes des textes, bien que peu nombreux, ont apporté quelques éléments de compréhension, mais en l’absence de correspondance sur le terrain, seule la réalité de ces frontières a pu être affirmée mais guère leur localisation.
La steppe aride de Syrie nous a fourni, dans la région située à l’est de Hama, un rare exemple d’un long mur, restitué sur plus de 220 km, dessinant un arc de cercle tourné vers l’est. Au nord-ouest, en pleine zone aride, il débute près d’une forteresse, Raghm al-Sawan, datée du Bronze ancien IV (2450-2000 av. J.-C.) et du Bronze moyen II (1850-1600 av. J.-C.). Vers le sud-ouest, le mur s’étend à perte de vue sur les glacis et les collines, franchissant les wadis, traversant les montagnes. Enfin, il escalade les pentes de l’Anti-Liban jusqu’à sa ligne de crête d’où l’on découvre la plaine de la Beqa’a et le mont Liban.
Large de 0,8 à 1,1 m, monté en pierres sèches, le mur est le plus souvent construit avec un double parement de blocs bruts posés de chant ou à plat. Effondré, conservé au mieux sur quelques assises, sans fondation, il est édifié de manière opportuniste avec des matériaux trouvés sur place (calcaire, basalte, travertin…). Du fait même de ses dimensions restreintes et de la qualité médiocre de sa construction, il ne pouvait constituer un ouvrage de défense et n’avait donc pas pour fonction d’arrêter des armées ennemies. Sa localisation aux confins des zones potentiellement cultivables en ferait plutôt la « frontière » orientale d’un des royaumes du Croissant fertile, séparant deux mondes, celui des agriculteurs sédentaires à l’ouest et celui des éleveurs nomades à l’est. Le mur aurait marqué une limite, permanente ou saisonnière, que devaient respecter les tribus nomades lors de leurs déplacements avec leurs troupeaux.
Son attribution au Bronze ancien IV est probable, la région connaissant alors un développement exceptionnel, fondé sur une économie agropastorale, et les installations sédentaires de cette époque étant limitées, vers l’est, par ce mur. Mais à laquelle des cités qui ont alors dominé la région, à la suite de la « révolution urbaine » qui a marqué le milieu du IIIe millénaire, faut-il attribuer sa construction ? (…)
Bernard Geyer. Page 59 de l’Atlas de Proche-Orient ancien

Mini-série sur l’Atlas

Trois des cinquante contributeurs à l’Atlas présentent l’un de leurs apports.

Débuts de l’agriculture par Margareta Tengberg
L’Empire perse achéménide par Damien Agut
Persépolis par Julien Cuny

Se procurer l’atlas :

Atlas historique du Proche-Orient ancien • Sous la direction de Martin Sauvage • Livre relié, au large format (30.6 x 38.3 cm) • XXII + 218 pages • Références bibliographiques ; index des noms propres et des noms de peuple ; index géographique • En librairie depuis le 20 novembre 2020, 55 €

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L’Agenda 2021 de l’Antiquité fait la part belle aux mondes anciens, dont ceux du Proche et Moyen Orient.

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