Inédit – Histoire générale de la Chine : les Dynasties Qin et Han (221 av. J.-C.220 apr. J.-C.)

Une grande histoire s’ouvre à vous

L’Histoire générale de la Chine, série de dix volumes illustrés, allie rigueur scientifique et plaisir de la lecture, et constitue à ce jour la plus importante synthèse jamais publiée sur la civilisation chinoise. Des chapitres chronologiques exposent, en début de volume, les grands jalons de l’histoire politique et institutionnelle de la période traitée. Ils sont suivis de sections thématiques (administration, vie quotidienne, religion, littérature, économie, etc.) soigneusement choisies en vue d’une véritable initiation du lecteur. L’ensemble est enrichi de nombreuses illustrations, de cartes en couleur, d’une chronologie, de diverses annexes et d’un index complet.

Les dynasties Qin (221-207 av. J.-C.)  et Han (206 av.-220 apr. J.-C.)

Ces deux premiers empires chinois forgèrent un système politique, des structures sociales, une organisation économique et des assises culturelles à la pérennité stupéfiante. L’unification que ces dynasties imposèrent, l’expansion territoriale et les brassages de populations induits, font de ces quatre siècles une époque charnière. Dû aux meilleures spécialistes, le présent ouvrage offre une remarquable synthèse sur l’histoire et la civilisation de cette période fondamentale, dont l’étude a été profondément renouvelée par les très nombreuses découvertes archéologiques de ces dernières décennies.

Quelques vues de la mise en page :

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Les auteurs : Marianne BUJARD et Michèle PIRAZZOLI-T’SERSTEVENS

Marianne Bujard est directeur d’études à l’École pratique des hautes études, 5e section. Ses recherches portent sur la religion de la Chine ancienne et sur les temples et les stèles de Pékin.

Michèle Pirazzoli-t’Serstevens est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Ses recherches portent sur l’histoire de l’art de la Chine, l’Art et l’archéologie de l’époque des Han, et Giuseppe Castiglione.

Sous la direction de Damien Chaussende, auteur et traducteur de nombreux ouvrages relatifs à la Chine classique aux Belles Lettres.

Extrait : l’armée de terre cuite du Premier Empereur

Extrait du chapitre LE PREMIER EMPIRE, LES QIN (221‑206 av. J.‑c.) – Guerres, travaux et déportations, pages 36-40, par Marianne Bujard. Les notes de bas de pages présentes dans le volume ont été ici supprimées. 

La découverte en 1974 de l’armée de terre cuite du mausolée du Premier Empereur, par son gigantisme et le soin apporté aux détails, engage à tenir pour fidèle la description que l’historien nous a laissée de la tombe elle-même. Sa construction débuta en 228 avant notre ère et se poursuivit jusqu’en 209. Elle n’a pas encore été fouillée, mais on sait qu’elle fut pillée dès la chute de la courte dynastie. Sima Qian rapporte que sa disposition reproduisait l’univers tout entier. Les eaux des fleuves et des mers de mercure étaient animées par des machines, des étoiles scintillaient dans le ciel, tandis que des torches éclairaient comme en plein jour. Des répliques des administrations et des palais étaient disposées comme à la surface. Afin de prévenir toute tentative d’intrusion, des arbalètes étaient prêtes à décocher des flèches sur les pilleurs. Tous les ouvriers et les portefaix qui avaient construit et garni la tombe d’une abondance d’objets précieux furent emmurés vivants.

La nécropole dégagée par les archéologues forme une véritable « ville pour le mort », entourée d’une enceinte extérieure de 2 165 mètres de longueur sur 940 mètres de largeur ; une enceinte intérieure, plus réduite, entoure, au nord, les édifices réservés au culte funéraire et, au sud, le tumulus qui, à l’origine, mesurait quelque 115 mètres de haut ; c’est sous cette sorte de pyramide tronquée qu’avait été aménagée la tombe proprement dite (cf. fig. 4 et 5). Dans ses abords immédiats, les fouilles ont mis au jour des fosses renfermant des animaux rares, mais également des centaines de squelettes de chevaux provenant des écuries du palais, accompagnés de statues de palefreniers de très belle facture. À moins d’un kilomètre à l’ouest du mur d’enceinte se trouvent les tombes des forçats employés sur place, que l’on a pu parfois identifier grâce aux tessons sur lesquels était gravée leur succincte épitaphe : lieu d’origine, statut, nom. Les quatre fosses qui ont rendu le site mondialement célèbre sont situées à plus d’un kilomètre à l’est du mur extérieur. Avec près de sept mille soldats disposés en ordre de bataille, l’ensemble forme une garnison complète (cf. fig. 6).

fig6

Afin que l’empereur puisse à tout moment quitter son palais souterrain, deux quadriges en bronze l’attendaient dans une fosse située sur le flanc du tumulus, non sans qu’une grande quantité de foin y ait été déposée (cf. fig. 39).

En plus de ces deux immenses constructions, trois cents palais s’élevaient à l’intérieur des passes et quatre cents à l’extérieur. L’empereur ayant prêté foi au discours des fangshi, qui lui recommandaient de demeurer invisible s’il voulait rencontrer les immortels, les deux cent soixante-dix palais des environs de la capitale étaient tous reliés par des allées couvertes. Personne ne devait jamais révéler où se trouvait l’auguste candidat à l’immortalité sous peine d’être mis à mort. Des arches, des portes, des ponts et des édifices étaient disposés de manière à figurer au sol la voûte céleste et la Voie lactée. Il ne fait pas de doute qu’autant dans sa tombe que sur terre l’empereur s’était voulu le centre de l’univers.


Bibliographie

La Chine classique aux Belles Lettres, une bibliographie de 37 titres à ce jour :

chinebiblio


chinecapt

  • 544 pages
  • Livre broché avec jaquette
  • 15 x 21.5 cm
  • Plus de 100 illustrations et cartes en couleur
  • Histoire n°136
  • Parution : 13/02/2017
  • 9782251446387
  • 29,50 €
  • Commander / Memento

 

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Publié dans Regards sur la Chine
2 comments on “Inédit – Histoire générale de la Chine : les Dynasties Qin et Han (221 av. J.-C.220 apr. J.-C.)
  1. DIAZ Charles dit :

    C’est avec un grand plaisir que je suis en train de lire ce premier volume paru d’une « Histoire générale de la Chine » qui s’annonce très prometteuse. Cependant, sur un point qui m’intéresse tout particulièrement (la gravure sur pierre des textes canoniques), j’ai été un peu surpris de lire dans la note 35 de la page 145 que « le texte était calligraphié dans un style unique, le lishu 隸書 (écriture des scribes), contrairement aux textes gravés sous les Wei qui le seront dans trois styles différents ». Si l’on se reporte au Hou Hanshu 79-2547 (cité d’ailleurs en note 36), on lit à l’inverse : « 熹平四年,𩆜帝乃詔諸儒正定五經吉,刊於石碑,爲古文、篆、隸三體書法以參檢之學門,使天下咸取則焉 ». Selon le texte, les œuvres canoniques auraient bien été gravées en trois styles différents (guwen 古文, zhuan 篆 et li 隸). L’assertion de madame Pirazzoli-t’Serstevens est-elle basée sur une autre source ou bien s’agit-il d’une simple coquille ? Par ailleurs, j’aurais bien aimé en savoir davantage sur les Cinq Classiques en question. La réponse peut sembler aller de soi, mais Jacques Gernet dans son Monde chinois (1999, page 147) parle du Yi, du Shi, du Shu, du Chunqiu, du Li et du Yue [ ?] ; Michael Loewe dans Routledgecurzon Encyclopedia of Confucianism (2003, page 555), cite le Yi, le Shang, le Shi, le Da Dai liji, le Chunqiu Gongyang zhuan et le Lunyu ; Catherine Delacour, dans le catalogue Confucius à l’aube de l’humanisme (2003, cartouche 28, page 79), indique le Yi, le Shi, le Shu, le Yili, le Chunqiu Gongyang zhuan et le Lunyu ; Rafe de Crespigny, dans son Biographical Dictionary (2007, page 30), dit Analects, Changes, Ritual, History et Chunqiu Gongyang zhuan. Même si l’on peut admettre facilement que cinq fasse six (Yi, Shi, Shu, Chunqiu Gongyang zhuan, Lunyu + un rituel) quel est selon vous le bon 禮 à prendre en compte ?

    • Admin dit :

      Bonjour, merci pour cette question très détaillée : en raison de la spécificité de cette remarque, les administrateurs du blog ne sont pas en mesure d’y répondre directement. Elle a donc été transmise à l’équipe du livre, qui vous contactera via email. En vous souhaitant une excellente journée ! L’équipe du blog des Belles Lettres.

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Texte établi et traduit par : Jacques JOUANNA et  Alessia GUARDASOLE. Les Problèmes hippocratiques consistent en un corpus anonyme de cent trente questions et réponses, qui s’ouvre et se termine avec des questions issues de la tradition des Aphorismes d' #Hippocrate. Il s’agit d’une édition princeps, basée sur la collation des neuf manuscrits connus témoins de l’ouvrage. Le texte critique, avec apparat et première traduction française, est accompagné d’un commentaire continu, littéraire, philologique et historique. Ce corpus se caractérise premièrement par l’originalité des explications du texte des Aphorismes dans la tradition des commentaires galénique et byzantins au traité d’Hippocrate.
L’étude détaillée des sources a permis aux éditeurs d’en découvrir l’importance aussi dans le cadre de la tradition aristotélicienne d’époque byzantine, en montrant les rapports étroits notamment avec l’œuvre du pseudo-Alexandre d’Aphrodise, d’Aristote, de la tradition néoplatonicienne des commentaires à Aristote (Olympiodore). Le rapprochement avec une partie de l’œuvre de Théophylacte Simocatta a permis d’en délimiter la datation aux environs des VIIIe-IXe siècles de notre ère. La connaissance des Écritures (Ecclésiaste, Psaumes) et les références claires aux œuvres des Pères de l'Église (Jean Chrysostome) et aux textes liturgiques byzantins a permis de le situer dans un contexte culturel chrétien.
#Grecancien #Budés #LesBellesLettres #Antiquité #Instabooks #Livrebilingue Merci @lafleurani 🦉
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Lecture à trois. #leonardwoolf #virginiawoolf #mavieavecvirginia #lesbelleslettres #journal #litteratureanglaise #cecilwoolf #19121941

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