La vie dans un château médiéval, le classique de Frances & Joseph Gies enfin traduit en France

Grande source d’inspiration pour George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones, l’ouvrage paru en 1974 et désormais classique des Gies, grands médiévistes, est enfin traduit pour Les Belles Lettres par Christophe Jaquet.

Grande source d’inspiration pour George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones, l’ouvrage paru en 1974 et désormais classique des Gies, grands médiévistes, est enfin traduit pour Les Belles Lettres par Christophe Jaquet.

À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l’Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu’était la vie quotidienne de l’époque et nous montrent l’importance du rôle qu’y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs.
Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu’ils buvaient et ce qu’ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d’ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l’honneur dans la culture médiévale, le processus d’initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l’importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu’une source de conflit et un enjeu de pouvoir.
Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu’un roman, La Vie dans un château médiéval est l’ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l’espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.

chasse

jongleurSommaire

Prologue. Le château de Chepstow

I. Le château fort débarque en Angleterre
II. Le seigneur du château
III. Le château fort comme lieu d’habitation
IV. La dame du château
V. La maison et le personnel du château
VI. Une journée dans un château fort
VII. La chasse comme mode de vie
VIII. Les villageois
IX. Comment on devient chevalier
X. Le château fort en guerre
XI. Une année au château
XII. Le déclin du château fort

Petit glossaire du château fort
Petit lexique de la féodalité
Les grands châteaux forts du Moyen Âge
Bibliographie
Index
Table des illustrations

Extraits

I. Le château fort débarque en Angleterre
Au matin du 28 septembre 1066, près d’un millier de drakkars ouverts à double proue, arborant leur unique voile carrée, apparurent tout à coup au large des côtes d’Angleterre, à Pevensey, à une soixantaine de kilomètres environ au sud-est de Douvres. Une fois les bateaux tirés sur la grève, près de sept mille hommes armés en jaillirent et gagnèrent les terres. L’armée du duc Guillaume de Normandie, après avoir attendu plusieurs semaines un vent favorable, avait parcouru en une nuit plus de cent dix kilomètres de mer pour faire valoir la prétention de son chef au trône d’Angleterre. Recrutée parmi ses vassaux normands, mais aussi parmi des mercenaires et des aventuriers venus du nord de la France, et de plus loin encore, cette armée représentait, pour le XIe siècle, une force très importante et remarquablement disciplinée, grâce à l’autorité et aux ressources financières du duc Guillaume.

L’Angleterre avait déjà vu par le passé bien des forces d’invasion maritimes, mais aucune, assurément, d’une telle importance. Une des nouveautés de l’armée amphibie du duc Guillaume était sa cavalerie, pas moins de trois mille chevaux, à qui l’on avait fait passer la Manche au moyen d’une technique – sans doute une sorte de harnais de sangles – que des soldats normands de fortune avaient apparemment apprise des Byzantins. La flotte avait également transporté un fort préfabriqué, dont les planches et les poutres avaient été coupées, taillées et réunies en France, démontées et rangées dans de grandes barriques, puis chargées sur les bateaux. Une fois débarqués à Pevensey, les Normands avaient terminé le réassemblage du fort dans la soirée.

Ce fort en bois de Pevensey était un présage. Le chroniqueur normand Orderic Vital a fait cette observation significative qu’il n’y avait dans l’Angleterre saxonne « que très peu de ces forteresses que les Normands appellent des châteaux ». En 1066, le pays n’en comptait peut-être, en tout, qu’une demi-douzaine : un dans l’Essex, près de la côte est ; trois dans le Hereford, près de la frontière galloise ; un à Arundel, dans le Sussex, près de la Manche (tous construits par des chevaliers normands au service d’Édouard le Confesseur) ; un, enfin, à Douvres, bâti par le successeur d’Édouard et rival de Guillaume, le roi Harold Godwinson. En dehors de ceux-ci, la plupart des autres étaient en terre et en charpente, comme la quasi-totalité des châteaux du Continent.

Jean de Colmieu a décrit la motte castrale caractéristique du nord de la France, qui se composait, fondamentalement, d’un tertre, ou motte, et d’une basse-cour, ou bayle :

Les nobles du voisinage ont pour coutume d’édifier une motte de terre aussi élevée qu’ils le peuvent, puis de l’entourer d’un fossé aussi large et profond que possible. Ils enclosent l’espace au sommet du tertre d’une palissade de rondins très solides, fermement attachés ensemble, renforcés à intervalles par autant de tours qu’ils sont en mesure d’en bâtir. À l’intérieur de l’enceinte se trouve une maison, une citadelle ou un donjon central qui commande tout le circuit de la défense. L’entrée de la forteresse se fait par un pont […] supporté par plusieurs poteaux […] qui traverse le fossé et atteint le niveau supérieur de la motte au niveau de la porte d’accès [à l’enceinte].

[…] Pages 17-18

Comment on devient chevalier

Le chapitre IX et ses illustrations vous sont offerts à feuilleter au format :

Interieur Gies


Se procurer l’ouvrage

Le livre sera en librairie le 16 janvier, mais vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour recevoir l’alerte de sa parution :

gies commander

  • Frances & Joseph Gies, La vie dans un château médiéval [Life in a Medieval Castle, 1974], traduit de l’anglais par Christophe Jaquet
  • 288 pages. Index, bibliographie, 61 illustrations noir et blanc
  • Livre broché. 13.5 x 20 cm. Imprimé en France
  • Parution : 16/01/2018
  • EAN13 : 9782251447667
  • 16,90 € en librairie ou sur le site internet des Belles Lettres

 

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Un commentaire

  1. J’ai toujours apprécié et ce durant ma petite enfance les histoires des chateaux et les différentes périodes du temps d’avant. D’où acheter ce livre, serait vraiment très intéressant.

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