LVPA NVTRIX : le rôle du directeur de la CUF, série latine, par Jean-Louis Ferrary

Article écrit en 2009 à l’occasion des 90 ans des éditions Les Belles Lettres, reproduit aujourd’hui pour la première fois en ligne. Les volumes cités sont consultables au lien qui les accompagne.

En septembre 2008 a été publié, par les soins de Jehan Desanges, le volume contenant la quatrième et dernière partie du livre VI de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien, dont l’achevé d’imprimer porte l’indication : « Ce volume, le trois cent quatre-vingt-dixième de la série latine de la Collection des Universités de France publié aux Éditions des Belles Lettres etc ». Le directeur de cette collection, imposante par le nombre des volumes qui la compose (et qui sont tous redevenus disponibles) ainsi que par la réputation internationale qu’elle a su acquérir et maintenir, a le devoir de continuer à en assurer le développement et d’en garantir la qualité, deux exigences qui ne concilient pas toujours facilement, et entre lesquelles il est contraint de naviguer au plus près.

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Il est incontestable que, ces dernières années, la série latine s’est accrue irrégulièrement, et dans l’ensemble moins rapidement que la série grecque. La raison n’en est pas, ou n’en est pas seulement, le moins grand nombre des textes non encore publiés (bien qu’il s’agisse-là d’une réalité incontestable). Il y a encore bien des lacunes à combler, même parmi les auteurs les plus classiques, ou les fleurons de la CUF latine : de Cicéron, manquent encore les Académiques et les deux dialogues Sur la nature des dieux et Sur la divination, ainsi que les fragments, tandis que cinq livres de l’Histoire romaine de Tite-Live sont encore absents du catalogue. C’est également le cas d’un livre de Vitruve, et de la moitié des quatre livres géographiques de Pline l’Ancien. Combler ces lacunes est ce que l’on attend peut-être de moi avec le plus d’impatience, et j’y œuvre, dans les limites des moyens dont dispose un directeur de collection. Notre édition de Vitruve sera achevée en 2009, et le livre IV de Pline paraîtra lui aussi en 2009, ou au plus tard en 2010. Les manuscrits de l’édition des Académiques de Cicéron et des livres 9 et 30 de Tite-Live sont en voie d’achèvement. Le reste suivra, à son rythme. Un directeur de collection a le pouvoir d’empêcher la parution d’un livre médiocre ou mauvais (même si c’est une décision qui n’est jamais facile à prendre), il a le devoir d’encourager ou de susciter de nouvelles vocations, de ranimer le courage des collaborateurs lorsqu’ils sont tentés par le découragement, de les rappeler à leurs engagements lorsqu’ils les ont manifestement oubliés, mais il ne peut pas se substituer à eux, et l’arme ultime consistant à confier un texte à un nouvel éditeur lorsqu’est constatée la carence de celui qui devait s’en charger ne peut être utilisée efficacement que si quelqu’un est immédiatement disponible pour prendre la relève.

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La série latine souffre de ce que l’édition des textes n’a pas reçu, dans le milieu des latinistes français, toute la reconnaissance qu’elle mérite en tant que travail scientifique. Dans le système maintenant ancien de la thèse d’État, elle était un objet privilégié de la thèse complémentaire, qui a permis de donner d’excellentes éditions. Après que la thèse complémentaire eut été supprimée, et qu’eut été instituée, comme un préalable plus ou moins nécessaire à la thèse de doctorat d’État, la thèse dite « de troisième cycle », c’est dans ce dernier cadre que fut souvent assigné un travail d’édition. Les résultats furent nécessairement inégaux, parce que l’édition de texte devenait ainsi une tâche de chercheur encore débutant, et que les séminaires de doctorat n’étaient pas un cadre suffisant pour une véritable formation en matière d’ecdotique des textes, de codicologie et de paléographie. Dans l’actuel système, la thèse dite « nouveau régime » est à son tour le cadre dans lequel sont préparées des éditions, dont certaines sont véritablement excellentes, même si elles ne peuvent entrer dans la CUF qu’au prix de remaniements parfois importants, les exigences académiques de la thèse n’étant pas les mêmes que les exigences éditoriales de la collection. Quelques exemples récents de dossiers d’habilitation où le mémoire inédit était consacré à une édition de texte pourvue d’un commentaire permettent toutefois d’espérer que ce type de recherche ne sera pas considéré seulement comme un travail de « débutant », et que la relève se trouvera ainsi assurée quand les vétérans, dont la contribution à l’enrichissement de la série latine est actuellement considérable, devront passer la main. On peut donc raisonnablement penser que, dans la prochaine décennie du moins, le flux des éditions de qualité ne subira pas une nouvelle réduction sensible, et que nous échapperons à la menace du tarissement ; mais cet espoir serait encore plus fort si était mis en place au niveau national un véritable enseignement des disciplines nécessaires à l’ecdotique des textes latins. Je ferai d’autre part remarquer que la principale collection concurrente, la « Bibliotheca Teubneriana », fournit un texte sans traduction, ce qui lui permet sans difficulté un recrutement international de ses collaborateurs, alors que la CUF, si elle peut recourir pour l’édition du texte à un savant étranger, doit lui associer, au moins pour la traduction et les notes, un collègue français, ce qui est toujours plus ou moins difficile à mettre en place. Pour autant, l’existence d’une traduction ne saurait être remise en question, car on sait bien qu’elle est un premier commentaire, et que cet exercice est le seul qui permette de vérifier que le texte édité a véritablement un sens. On voudra bien excuser ces remarques un peu techniques (mais nécessaires me semble-t-il) sur la place et l’avenir de l’édition de texte dans le cursus académique.

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La série latine de la CUF avait bien entendu privilégié en priorité l’édition des grands textes classiques mais la collection, dans son état actuel, a considérablement élargi son intérêt, en particulier dans les domaines de la latinité dite « tardive » et des textes dits « techniques ». C’est une évolution dont l’initiative remonte à mes prédécesseurs, et que j’ai poursuivie et poursuivrai sans réserve. Les textes techniques (au sens large) sont d’une richesse et d’un intérêt qu’on est bien loin de toujours soupçonner, parce qu’ils sont aussi des témoins irremplaçables sur l’histoire de la langue latine, ainsi que sur la diffusion de la littérature technique grecque et de la paideia grecque en général. J’ai déjà parlé de grands textes comme l’encyclopédie plinienne et l’Architecture de Vitruve, qui comptent parmi les fleurons de la CUF. Le corpus des agronomes s’enrichira bientôt, je l’espère, de quelques volumes. L’édition des textes médicaux devra elle aussi être poursuivie plus intensément (et constituera un précieux compléments aux grands éditions du corpus hippocratique et de Galien dans la série grecque), tandis que deux des trois textes latins en matière d’art  vétérinaire (Pélagonius et  Végèce) sont en cours d’édition. Dans le domaine de la rhétorique, beaucoup reste à faire : d’une part, les textes regroupés par Halm dans ses Rhetores Latini minores ; et d’autre part, les recueils de déclamations, celui de Sénèque le Père et ceux qui nous sont parvenus sous le nom de Quintilien, qui sont d’une extraordinaire richesse. Mais il est d’autres artes qui devraient faire leur entrée dans la CUF, et parmi elles l’ars grammatica, qui constitue un corpus aussi abondant que passionnant, comme en témoignent les huit volumes des Grammatici Latini de Keil. Une première pierre a été posée avec l’édition de Dosithée par Guilaume Bonnet, et il faut espérer que pourra un jour entrer dans la CUF un texte aussi capital que les Institutions grammaticales de Priscien. Un autre corpus, celui des Arpenteurs romains, même s’il ne fut constitué qu’au Ve ou VIe siècle, comprend des textes dont les plus anciens remontent à la deuxième moitié du Ier siècle de notre ère (avec Frontin, haut personnage qui fut trois fois consul, et qui est aussi l’auteur du traité sur les Aqueducs de la ville de Rome et d’un recueil de Ruses de guerre, et probablement aussi Hygin le gromatique).

Leur intérêt est extrême, puisqu’ils expliquent en particulier la technique des centuriations, qui ont marqué le territoire des colonies et des municipes, tout particulièrement en Occident ; mais leur difficulté explique qu’ils aient si rarement été traduits, et qu’ils soient trop peu utilisés par les historiens et les archéologues. Jean-Yves Guillaumin nous a déjà donné un premier volume, contenant le traité d’Hygin le gromatique sur L’établissement des limites ainsi que les fragments conservés de Frontin, et le manuscrit d’un second volume est en voie d’achèvement. On notera que le traité Des fortifications du camp du Pseudo-Hygin, publié dans la CUF dès 1979, est lui aussi un texte qui nous a été transmis par ce corpus des arpenteurs. Grâce à la diligence de Jean-Yves Guillaumin encore, l’édition des Noces de Philologie et Mercure de Martianus Capella progresse à un rythme soutenu, puisque les trois livres sur la dialectique, la géométrie et l’arithmétique ont déjà paru, et que le livre sur la musique paraîtra en 2010 au plus tard. Cette encyclopédie des sept arts libéraux, conjuguant les trois arts du trivium (grammaire, dialectique et rhétorique) et les quatre arts du quadrivium (géométrie, arithmétique, astronomie, musique), est à la fois un document de première importance sur la culture tardo-antique dans les milieux néo-platoniciens de langue latine du Ve siècle, et un des principaux agents de transmission de cette culture dans l’Occident médiéval à partir de la Renaissance carolingienne, qui la copia et glosa abondamment.

Avec Martianus Capella l’ouverture vers la littérature technique et l’encyclopédisme se conjugue avec l’ouverture vers la littérature tardo-antique. En ce qui concerne la littérature chrétienne, les limites de la CUF sont fixées par un accord tacite avec la collection « Sources chrétiennes », réservant à cette dernière les commentaires sur les textes testamentaires, les traités théologiques et les recueils de sermons, tandis que les œuvres poétiques et les correspondances relèvent de la CUF, cette dernière se réservant bien sûr le monopole de l’édition des textes des « derniers païens », et de la littérature profane en général. C’est ainsi que, parmi les volumes à paraître en 2009, on trouve les Discours et relations de Symmaque, dont Jean-Pierre Callu aura ainsi publié l’œuvre dans sa totalité, et une édition par Jean-Michel Poinsotte des Instructions de Commodien, le plus ancien poète latin de langue latine. Mais les textes latins de l’Antiquité tardive sont d’une extrême diversité. Appartiennent chronologiquement à cette période nombre des textes techniques dont j’ai déjà parlé, par exemple les traités d’art vétérinaire et la quasi-totalité du corpus des grammairiens : n’oublions pas que le grand Priscien, qui nous a laissé la seule syntaxe latine parvenue jusqu’à nous, était professeur dans la Constantinople de Justinien. Autre projet qui commencera bientôt à voir le jour : une édition des scolies à Virgile du grammairien Servius (celui probablement que Macrobe, dont nous venons de publier le Commentaire au Songe de Scipion, met en scène dans ses Saturnales, écrites dans le deuxième quart du Ve siècle).

Il n’y a pas une césure nette séparant l’Antiquité tardive du Moyen Âge, ni en 410 avec la prise de Rome par Alaric, ni en 476 lorsque la pars occidentalis de l’Empire romain cesse d’avoir un titulaire. Les « royaumes barbares » des Goths en Italie, des Mérovingiens en Gaule, des Wisigoths dans la péninsule ibérique ne marquent pas la fin de la transmission de la culture antique (même si bien des textes sont alors perdus), et c’est d’elle que relèvent incontestablement des auteurs comme Ennode, Boèce, Cassiodore, Venance Fortunat, ou  encore Isidore de Séville. La distribution des auteurs entre la série latine de la CUF et la collection Auteurs Latins du Moyen Âge (ALMA), avec l’accord des directeurs de cette collection, devrait être modifiée par inclusion dans la CUF d’un certain nombre d’auteurs considérés jusqu’ici comme relevant d’ALMA : c’est le cas, en particulier, d’Isidore (des volumes en tout cas pourvus d’une traduction française). La CUF contient d’ailleurs déjà un texte incontestablement médiéval, Le premier mythographe du Vatican, et c’est également dans la CUF que paraîtra bientôt Le troisième mythographe du Vatican.

Une grande collection ne doit pas seulement s’étendre. Elle doit aussi se renouveler, par de nouvelles éditions qui ne soient pas de simples éditions corrigées avec quelques pages de compléments.  Il est des cas où la tradition manuscrite s’est enrichie par la découverte de nouveaux témoins importants, et d’autres où les éditions existantes sont manifestement insuffisantes du point de vue de la connaissance des réalités historiques. Ont été publiés dans les années passées un nouveau Properce, un nouveau De clementia de Sénèque (avec rétablissement du bon ordre du texte) et un nouveau Rutilius Namatianus (avec des fragments encore inconnus lors de la première édition), qui étaient des initiatives de mon prédécesseur, Paul Jal. J’ai de mon côté lancé une nouvelle édition des livres 1 à 9 des Lettres de Pline le Jeune par Hubert Zehnacker (le premier volume sortira fin février). L’indispensable nouvelle édition des sept premiers volumes des Discours de Cicéron est une entreprise de plus longue haleine : la disparition soudaine de François Hinard ne lui aura permis de nous donner qu’un nouveau Pour Sex. Roscius, mais un groupe de travail est à l’œuvre pour cette mine d’informations que sont les Verrines. J’ai également demandé à de jeunes et brillants chercheurs, qui ont accepté avec enthousiasme, de préparer de nouvelles éditions du dialogue Sur l’orateur et du Brutus. Il peut paraître paradoxal de préparer de nouvelles éditions d’œuvres de Cicéron quand d’autres manquent encore dans la collection, mais les premières répondent à un besoin à peine moins criant que les secondes, et il faut tenir compte des disponibilités et des compétences des collègues qui acceptent de collaborer à la grande entreprise de la CUF.

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La série latine, on le sait porte l’emblème de la louve du Capitole. Elle reproduit le bronze antique, tel qu’il était avant l’addition des jumeaux à la fin du XVe siècle par Antonio Pollaiuolo, mais elle est bien la lupa nutrix de la tradition, et la série latine, malgré quelques difficultés qu’il serait vain de chercher à dissimuler, continue vaillamment à jouer son rôle, et à nourrir ses lecteurs de la culture de langue latine, à travers des textes d’une grande diversité de genre, de niveau de langue et de date, établis avec rigueur, et accompagnés d’un appareil de notes aussi adapté que possible aux questions que fait naître leur lecture.

Jean-Louis Ferrary.


Le saviez-vous ?

Le nouveau site des Belles Lettres permet à présent de classer les volumes de la série latine (tout comme ceux de la série grecque) selon les thématiques :

En page d’accueil, cliquez sur LES BUDÉS, puis la série qui vous intéresse et affinez selon vos désirs :

Série latine

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