Histoire de l’astronomie aux Belles Lettres : bibliographie


 

Voici une sélection d’ouvrages récemment parus aux éditions Les Belles Lettres, en histoire de l’astronomie :

Par ordre de publication la plus récente

Le Temps des astronomes. L’astronomie et le décompte du temps de Pierre d’Ailly à Newton, sous la direction d’ Édouard Mehl et de Nicolas Roudet, 2017, 416 p., index.

À la fin du Moyen-Âge, et jusqu’au début de l’époque moderne, l’astronomie n’a pas réellement d’autonomie ni sa fin en elle-même : largement ancillarisée, elle a surtout pour fonction et pour tâche de mesurer les périodes planétaires, et donc le temps. Ce qu’en dit le théologien Andreas Osiander, dans l’Avis au Lecteur ajouté en tête du De Revolutionibus, énonce la définition et la fonction de l’astronomie encore valable — du moins certains le souhaiteraient-ils — au temps de Copernic : « Il revient en propre à l’astronome de faire l’histoire des mouvements célestes (…) de concevoir et d’inventer des hypothèses quelles qu’elles soient par la supposition desquelles on puisse calculer avec exactitude, à partir des principes de la géométrie, ces mouvements tant pour le futur que pour le passé. » Cet ouvrage travaille à vérifier la pertinence de cette définition, à en comprendre les enjeux, et aussi les limites, c’est-à-dire à comprendre comment et pourquoi cette définition de l’astronomie est rapidement devenue insuffisante, inadéquate, et finalement obsolète… En savoir plus >>


 

Alexandre Koyré (1892 – 1964)La Révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli, 2016, 528 p., index.

Quelques années après avoir présenté, dans Du monde clos à l’univers infini, les thèmes cosmologiques liés à la révolution astronomique des XVIe et XVIIe siècles, Alexandre Koyré entreprend, dans le présent ouvrage, de dépeindre de façon précise et minutieuse cette révolution elle-même, « c’est-à-dire l’histoire de l’évolution et de la transformation des concepts clés à l’aide desquels l’astronomie essaie d’ordonner ou de « sauver » les phénomènes – salvare phenomena – en substituant au chaos des apparences sensibles une réalité intelligible qui la sous-tend et qui l’explique ».

Un ouvrage magistral sur une période clé de l’histoire des sciences. En savoir plus >>


Thomas Samuel Kuhn (1922 – 1996)La Révolution copernicienne. Traduit de l’anglais par Avram Hayli, 2016, 328 pages.

1543: Copernic divulgue ses nouvelles théories astronomiques et affirme que, d’une part la Terre n’occupe pas, au centre de l’univers, une place unique et privilégiée et que, d’autre part, elle se déplace dans l’espace céleste.
Thomas S. Kuhn raconte dans cet ouvrage, par le menu, l’extraordinaire bouleversement découlant d’une telle découverte.

La plus grande originalité du présent ouvrage tient à sa volonté de découvrir la signification du caractère multiple de la révolution copernicienne, qui se traduit par une constante transgression des frontières établies entre la « science », l’« histoire » ou la « philosophie ». En savoir plus >>


Jean Seidengart (sous la direction de), Vérité scientifique et vérité philosophique dans l’œuvre d’Alexandre Koyré. Suivi d’un inédit sur Galilée, 2016, 360 pages, index.

Les nouvelles études rassemblées sous ce titre sont issues du colloque international organisé à l’Université Paris Ouest-Nanterre en février 2012 et dont nous publions ici les actes. L’ouvrage se propose d’élucider les positions philosophiques défendues par Alexandre Koyré (1892-1964) dans ses principales recherches en histoire des idées scientifiques et philosophiques, tout en mettant à l’épreuve cette déclaration qui est au centre de son oeuvre : « Je suis, en effet, profondément convaincu, […] que l’influence des conceptions philosophiques sur le développement de la science a été aussi grande que celle des conceptions scientifiques sur le développement de la philosophie. »

L’ouvrage s’achève avec la publication d’un cours inédit qu’Alexandre Koyré donna en avril 1946 intitulé : « Galilée ». Ce document donne une idée de ce que fut la parole vivante de cet historien des sciences auprès d’un public de non-spécialistes. En savoir plus >>



James Evans
Histoire et pratique de l’astronomie ancienne. Relié sous jaquette et illustré. Traduit de l’anglais par Alain-Philippe Segonds. Traduction revue et mise à jour par James Evans, Michel-Pierre Lerner et Concetta Luna, 2016, VI-570 pages, index, bibliographie.

Histoire et pratique de l’astronomie ancienne combine la science la plus exacte avec des pratiques d’observation très simples pour mettre le lecteur en contact direct avec les astronomes anciens. Tout en retraçant l’histoire des idées astronomiques depuis les origines babyloniennes jusqu’à l’orée du XVIIe siècle, l’ouvrage se concentre sur la période grecque, lorsque les astronomes ont mis au point les idées géométriques et philosophiques qui ont déterminé le développement de l’astronomie.

Cet ouvrage est actuellement l’histoire la plus complète de l’astronomie jusqu’à Kepler (1571-1630). En savoir plus >>


22510100882980l

Nicolas Copernic (1473 – 1543). De revolutionibus orbium coelestium / Des révolutions des orbes célestes. Coffret de 3 volumes reliés. Édition critique, bilingue. Avec le soutien de l’Observatoire de Paris. 2015, 2700 pages.

Il n’existe pas à ce jour d’édition critique du De revolutionibus orbium coelestium (Nuremberg, 1543) de Nicolas Copernic (1473-1543) avec traduction française et commentaire.
L’objectif de cette publication est de combler cette lacune avec cette première édition critique et bilingue, fruit du travail d’une équipe interdisciplinaire qui s’est déroulé sur plusieurs années

Première édition critique avec traduction française et commentaire du chef d’œuvre de Copernic, père de l’héliocentrisme. >> En savoir plus


22510100238720l
Ératosthène de CyrèneCatastérismes. Édition critique par Jordi Pàmias I Massana, traduction par Arnaud Zucker. Introduction et notes par Jordi Pàmias I Massana et Arnaud Zucker. 2013, CXXII – 684 p. Index . Bibliographie .

Les Catastérismes constituent un des plus célèbres ouvrages antiques sur le ciel. Son auteur est un savant encyclopédiste alexandrin (IIIe siècle avant J.-C.), dont l’œuvre embrasse tous les domaines de la culture, mais dont le seul ouvrage conservé est ce texte, qui porte sur les constellations. Cet ouvrage sur le ciel antique, qui est une version abrégée d’un traité original plus étendu, a un statut tout à fait particulier, car il est considéré à la fois comme un ouvrage de mythologie, et comme une œuvre d’astronomie. En savoir plus >> 

Une plus large sélection est à consulter dans notre galerie Pinterest :

sans-titre

Tout afficher

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s