Quelques anecdotes sur John Pierpont Morgan

Chers curieux,

La vie de John Pierpont Morgan (1837-1913), figure emblématique américaine,  paradoxale comme peut l’être toute destinée hors normes, fourmille de faits et anecdotes méconnus en France, dont voici un petit aperçu :

  • Il collectionnait les objets d’art, les manuscrits et autographes, et aujourd’hui encore la Morgan Library, à New York, constitue l’une des plus grandes collections privées au monde : vous y trouvez, à côté de partitions originales de Mozart, de gravures de Dürer et de lettres de Voltaire, une Bible de l’atelier Gutenberg à Mayence.
  • Il a constitué le plus gigantesque monopole américain, le trust de l’acier, avec l’US Steel et c’est très probablement sa caricature, le petit personnage à la moustache blanche, qui illustre le jeu Monopoly.
  • Il a commandité la construction du Titanic, le seul échec de sa carrière.
  • Personne, de son vivant, n’a vu représenté son véritable nez, formidable, retouché sur les photographies officielles et portraits autorisés.
  • Il a engagé en 1906 une femme métisse, Belle da Costa Greene, au caractère flamboyant, pour développer les acquisitions de sa bibliothèque, et elle en est restée à la tête durant quarante-trois ans.
  • Il aimait la France, visitait régulièrement Aix-les-Bains et admirait Napoléon. C’est sa puissante banque JPMorgan qui a sauvé la nation en lui consentant un prêt considérable en 1871, participant au redressement économique de la France après la défaite cuisante de Sedan et le chaos de la Commune.
  • Ses enfants, en particulier Anne et Jack, ont financé pendant la Première et la Seconde guerre mondiale des équipes de secours médical pour les soldats français blessés, et acheté le château de Blérancourt pour y former des infirmières.

On dit souvent de ce « capitaliste philanthrope » qu’il a donné d’une main ce qu’il avait pris de l’autre : à vous de juger, et de mieux comprendre la montée en puissance économique et politique d’une Amérique qui partait alors à la conquête du monde, grâce à la biographie d’Anne Kraatz (Luxe et luxure à la cour des Papes de la Renaissance, 2010), en librairie.

couvc-kraatz-morgan-1re

Anne Kraatz, John Pierpont Morgan, un capitaliste américain, Les Belles Lettres, 2016, 328 pages, bibliographie, 24,90 €

Tout afficher

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s