La mandragore (n°1)

Nouveau rendez-vous hebdomadaire de la chouette, Samed’image vous offre un peu de beauté avec une illustration tirée d’une de nos publications. Nous ouvrons le bal avec cette gravure de mandragore, la plante magique du mois de janvier dans notre agenda de l’Antiquité 2017.

Rien de tel que les longues nuits d’hiver pour partir à la recherche de la mandragore et de sa racine anthropomorphe qui a fasciné de nombreuses générations de botanistes, médecins, philosophes et occultistes. Portée par son rhizome-homoncule qui semble tout droit sorti de l’atelier d’un alchimiste, la plante renferme un alcaloïde aux propriétés sédatives puissantes. Elle est aussi ce que les botanistes appellent une plante rudérale, c’est-à-dire qu’elle pousse dans les sols riches en matière organique décomposée : les cimetières par exemple, ou – dixit Paracelse – au pied des gibets où la plante mystérieuse se nourrit du sperme des pendus ! Mais ce n’est pas tout. Elle pousserait un hurlement qui glace le sang lorsqu’on la sort de terre, et malheur au cueilleur inexpérimenté qui tenterait de l’arracher comme un simple radis : il mourrait foudroyé par le hurlement ou rattrapé en peu de jours par la malédiction de la plante- homoncule.


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samedimage

© P. A. Mattioli, C. Bauhin, Commentarii in VI. libros P. Dioscoridis anazarbei de Medica materia, Francfort-sur-le-Main, N. Basse, 1598